- Télématique embarquée et RGPD -

La protection des données, parallèlement, semble mieux encadrée

Pourtant, bien qu’en deçà de la moyenne européenne, la proportion d’entreprises françaises demeurant réticentes à l’idée de s’équiper tend à diminuer depuis deux ans. Si en effet on s’appuie sur les chiffres publiés par l’AMO et l’institut CSA en 2018, seulement 14 % des flottes étaient alors équipées d’outils télématiques.

Le renfort de la protection des données à caractère personnel, réglementé par le RGPD depuis 2018, influe-t-il sur l’adhésion ?

Le renfort de la protection des données à caractère personnel, réglementé par le RGPD depuis 2018, influe-t-il sur l’adhésion ?

Cette progression du taux d’équipement est-elle due en partie au Règlement général européen sur la protection des données personnelles (RGPD) ? Difficile à prouver. Une chose est sûre, ce texte (entré en vigueur le 25 mai 2018, et qui n’est pas propre à l’univers des flottes) vise entre autres à responsabiliser les acteurs du traitement de la donnée, à renforcer l’obligation d’information et de transparence des entreprises vis-à-vis de leurs salariés, sous peine de lourdes amendes. Le RGPD introduit également la possibilité pour le collaborateur de retirer à tout moment son consentement sur le traitement des données. Un cadre juridique censé dès lors rassurer, notamment les conducteurs de véhicules de fonction. Mais pas qu’eux.

Le cadre légal mis en exergue par les télématiciens

Le RGPD est perçu par les télématiciens comme un cadre rassurant.

Le RGPD est perçu par les télématiciens comme un cadre rassurant.

Les experts en management des risques, tout comme les leaders de la télématique, à l’instar de Chevin, Webfleet Solutions, Geotab, Ocean ou encore Masternaut, qui préfère quant à lui se définir comme un spécialiste de la gestion de flotte connectée, perçoivent en effet le RGPD comme un élément structurant, rassurant, qui les accompagne dans leur démarche commerciale et qui peut parfois aider à convaincre les flottes les plus réfractaires sur les bienfaits que la télématique embarquée pourrait avoir sur la prévention et la maîtrise de leurs coûts.

Tous néanmoins, à l’image de Masternaut, soulignent que le RGPD ne saurait se substituer au dialogue et à une bonne préparation du projet de télématique en amont, à l’écoute des attentes de l’entreprise cliente et de son effectif. "Les collaborateurs sont en général prêts à jouer le jeu pour peu que l’on soit sincère sur les objectifs du projet et clair dans sa communication", témoigne Assem Deif, responsable des Services Professionnels de Masternaut.

Retour